Deux vies.

Deux vies.
Cynthia Berklam était ce qu'on pouvait appeler une fille banale, vivant dans une famille banale, ayant des parents banals et deux frères banals. Elle aurait pu continuer de vivre dans cette banalité et engendrer une famille identique a la sienne. Elle semblait heureuse dans cet univers oppressant.
Sa v
ie aurait continué dans cette direction si, une nuit, la veille de ses vingt ans, un coup de téléphone la réveilla en pleine nuit, lui annonçant la mort de l'homme qu'elle aimait. A la suite de cette nouvelle, tout son univers s'écroula, ainsi que l'avenir qui lui était promis.

E
lle commença à mépriser petit a petit sa famille, ne supportant plus leur regard de pitié, leurs gestes maladroits face a cette situation inconnue pour eux. Elle les entendait parler d'elle lorsqu'elle ntait pas dans la même pièce, ou dans la rue au milieu du cercle de commérage qui l'entourait. Comme quoi c'était vraiment triste pour elle, qu'ils esraient qu'elle aille mieux, qu'elle finirait par rencontrer quelqu'un d'autre et oublier.
Ils
ne savaient pas de quoi ils parlaient, ils n'y connaissaient rien. Ils pensaient que tout pouvaient s'oublier, que lorsque la vie prenait un tournant différent il fallait se dépêcher de le remettre sur le droit chemin.

Le contenu de leur comrage changea petit a petit, ils racontaient maintenant que Cynthia tournait mal, qu'elle fumait et buvait beaucoup, que ça devait être dure pour sa famille d'endurer cela.

Cyn
thia, quand a elle, haïssait sa vie, ses parents, ses frères, tout ce qui l'entourait. Elle n'avait plus d'autre sentiment que la haine. Toute la tristesse et le sarroi qu'elle avait pu éprouver n'existaient plus. Elle ne pleurait plus, elle ne souffrait plus.

C
'est alors qu'une nuit, sans crier gare, elle pénétra dans la chambre de son premier fre endormi, armée d'un couteau, et lui trancha rapidement la gorge. Voir le sang couler, tacher ces draps si parfaits, lui arracha un sourire triomphant, et fit monter en elle une grande excitation. Voulant a tout prix recommencer cette expérience, elle réta exactement le même scénario pour son deuxième frère.
Pour ses parents, elle changea de tactique, elle voulait les voir souffrir, agoniser. Elle prit un deuxième couteau, se glissa entre les deux corps allongé chacun à un bout du lit, et enfonça dans un geste symétrique ses lames dans le bas de leur ventre, leur arrachant un cri, et elle recommença a un autre endroit. Puis un autre. Cela rapidement, se délectant de leur aboiement. Puis elle finit par leur trancher la gorge, comme à ses frères.

Elle s'empara de la bouteille d'alcool a brûler, et le versa sur le lit de ses parents. Gratta une allumette, et la lança avec dédain. Alors que les flammes commençaient à se répandre facilement, elle sortit de la maison, entra dans la voiture et démarra. Elle ne savait pas ou elle allait, elle ne savait pas ce qu'elle allait devenir, elle ne se posa même pas la question. Elle fuyait simplement.

Alors que le paysage défilait à travers les vitres, que le jour allait bientôt faire son apparition, une larme coula sur les joues de Cynthia. Suivie d'une autre. Elle explosa en sanglot, pleurant comme jamais elle n'avait pleuré, continuant sa route vers l'horizon et cet avenir incertain.

Fi
n alternative : Une vingtaine d'années plus tard, une femme se rend dans un cimetière. Habillée d'un tailleur, les cheveux attachés en un chignon parfait et une alliance au doigt, elle avance vers une tombe ou sont enterré les quatre membres d'une même famille. Sur la pierre tombale est gravé le nom de Berklam. La femme y dépose un bouquet de fleur, caresse doucement le granit froid du bout des doigts. Sa bouche murmure un pardon inaudible. Puis elle se relève enfin, et retourne vivre sa vie.

# Posté le samedi 03 février 2007 13:52

Mon roman : fin du chapitre trois.

Mon roman : fin du chapitre trois.
- Attendez !
La jeun
e fille et le molosse se retournèrent nonchalamment, apparemment blasés par tous ces évènements qui s'enchaînaient trop rapidement à leur goût. Quand au pauvre homme, il avait le visage rougit par l'effort et était complètement essoufflé. Cette vision assez cocasse fit sourire Sheena.
- Oui
? demanda-t-elle aimablement.
-
Tadd m'a demandé de t'envoyer au cachot.
Bien évi
dement, Sheena explosa de rire.
- Il pens
e que ça va soulager son entrejambe ? Bon. Très bien. C'est par où ? Dit-elle en tournant sur elle-même.
- Suis
moi, se contenta de répondre Henri. Gerald, tu peux disposer on a plus besoin de toi, ajouta-t-il a l'adresse du garde.
C'est ainsi qu'ils abandonnèrent Superman pour se diriger vers la partie la plus lugubre et sale de l'endroit ou ils étaient, et ce n'était pas peu dire. Mais Sheena ne se laissait pas intimider et chantonnait tout en marchant, jusqu'à ce qu'Henri commence à lui parler :
- Sheena, tu ne dois jamais te soumettre a Tadd.
-
Mais que...
- Son s
tatut l'a rendu arrogant et méprisant. Toi seul peu l'adoucir.
- J'ai p
lutôt tendance a l'énerver, répondit-elle en riant. Mais pourquoi vous continuez de lui obéir ?
- Les
choses ne sont pas si simples.
- Pour m
oi si.
- E
ntre.
Ils
venaient d'arriver devant une petite porte, cependant très lourde d'après l'expression d'Henri en l'ouvrant. Dans son regard Sheena remarqua une légère appréhension, sans qu'elle ne sache pourquoi. Ce n'était qu'un cachot. Ce n'est que lorsqu'il referma la porte derrière elle qu'elle sentit qu'il y avait quelque chose d'anormal.
L
a pièce était très sombre, il était impossible de distinguer quoi que ce soit, pourtant Sheena savait pertinemment ce qui se trouvait à un mètre d'elle, et elle sentit le mépris et la haine monter en elle.
Une vo
ix faible se fit entendre :
- Sheena ? C'est toi ?
- Ma
lheureusement pour toi oui, répondit-elle avec un sourire sadique.
El
le avait attendu ce moment depuis qu'elle était atterrie dans cet endroit bizarre, se retrouver en face de l'assassin de sa mère et pouvoir le tuer de ses propres mains. Mais il semblait attaché et ce coté peu loyal ennuya beaucoup Sheena. Elle s'approcha cependant menaçante, et bien qu'il ne voyait pas l'expression sur le visage de la jeune fille, le prisonnier commença à paniquer.
- Attend
s Sheena ! Laisse-moi t'expliquer !
- Non.
-
Je n'ai pas tué ta mère ! Cria-t-il.
Shee
na fronça les sourcils, méfiante, puis attendit la suite.
- Elle éta
it déjà morte quand je suis arrivée chez toi. Je... je voulais empêcher ça justement. Je suis arrivé trop tard.
- En effet,
dit-elle froidement, dans ce cas, qui est-ce ?
- Je ne
peux rien te dire.
La secon
de qui suivit, le garçon était plaqué au mur, avec les deux mains de Sheena lui encerclant le cou, serrant petit à petit son étreinte.
- D
is moi.
- She
ena...arrête...
- Dis !
- Ta
dd, lâcha-t-il faiblement avant de s'évanouir.
Sheena d
esserra brusquement son étreinte et alla s'asseoir contre le mur en face du garçon. Elle essayait de réfléchir, de faire un raisonnement correct mais toutes ses tentatives échouaient. Elle voulait tuer l'assassin de sa mère. Mais elle ne voulait pas tuer Tadd. Elle haïssait l'assassin de sa mère. Mais n'arrivait pas a ressentir de la haine envers Tadd. Trop de choses contradictoires se faisaient ressentir en elle. Elle poussa soudain un cri de douleur, se prenant la tête entre les mains. Que lui arrivait-il ?
Il fall
ait un coupable, il fallait qu'elle tue. Il fallait que cette affaire soit classée et qu'elle n'y songe plus. Ses yeux se posèrent sur le garçon inconscient. Il était arrivé trop tard pour sauver sa mère. Il le savait, sûrement depuis toujours et il n'avait rien dit à Sheena. C'était de sa faute, entièrement de sa faute. Elle détenait son coupable.
La jeune
fille s'approcha doucement de sa victime, le regard dur, observa une dernière fois cette personne qui avait éle point de départ de tout ce qui lui arrivait, et d'un geste rapide et précis, elle lui brisa la nuque. Elle sentit le corps du jeune homme se relâcher, elle fit donc de même. Elle garda la tête de sa victime posée sur ses cuisses, chantonnant une chanson, lui caressant doucement les cheveux. Elle ne cherchait pas à se faire pardonner d'un mort, elle ne se sentit pas non plus coupable, mais elle tenait à respecter cette personne malgré tout.

Quelques heures plus tard, Sheena se réveilla. La tête de sa victime était toujours posée sur ses genoux, et son corps était endolori, à cause de la position inconfortable dans laquelle elle s'était endormie. Elle se releva péniblement, et lorsque son dos redevint droit, ses os craquèrent bruyamment, ce qui lui arracha un sourire amusé.
Pour la première fois depuis qu'elle était arrivée dans cet endroit, elle prit en quelque sorte conscience de sa situation, et commença à se demander ou elle était, et ce qu'elle pouvait bien y faire. Et qui était ce Tadd qui semblait si entreprenant et en même temps si froid. Pourquoi Henri lui avait conseillé de ne jamais lui céder ? Elle tournait en rond dans la petite pièce, en se grattant la tête et en chantonnant distraitement. Puis las de chercher, elle finit par soupirer et abandonner. Elle ne détenait pas suffisamment d'informations, il était inutile de s'infliger un mal de tête pour rien. Elle décida donc d'attendre patiemment, comme elle en avait l'habitude.

# Posté le mardi 02 janvier 2007 10:26

Free hugs

Free hugs
Lorsque j'ai vu cette vidéo je n'ai eu qu'une envie : la faire partager !

Free hugs signifie en anglais "calin gratuit" ( plutot étreinte mais j'aime mieu calin :D )

Je crois qu'il n'y a rien a ajouter sur cette vidéo... Juste a apprécier et profiter.

Free hugs !

Bon, allez, on s'y met tous :D Qui veut un calin ?

# Posté le jeudi 26 octobre 2006 01:44

Modifié le mercredi 23 mai 2007 00:32

Mon roman : Debut du chapitre trois

Mon roman : Debut du chapitre trois
Et c'est reparti pour un tour !

Apres avoir quitté Sheena, Tadd marcha le long du couloir, tentant de se calmer. Jamais on ne l'avait traité de la sorte, cela lui était insupportable. Il n'était pas n'importe qui, il avait droit au respect et à l'obéissance. Cette fille n'était rien, il pouvait en avoir des milliers comme elle, et même mieux qu'elle. Comment pouvait-elle se permettre de se moquer de lui !
D'un pas rageur, il entra brusquement dans une pièce et ferma en claquant la porte. Celle-ci ne renfermait que quelques objets simples. Un fauteuil modeste mais confortable, de couleur blanche, se trouvait dans un coin, il s'y laissa tomber. Le sol et les murs étaient gris, et au milieu de la pièce se trouvait un petit bureau en bois, où y était posées des feuilles remplies de calculs compliqués et de schémas étranges.
Tadd ne comprenait pas, tout avait pourtant été fait comme prévu, de façon parfaite. Il n'arrivait pas à mettre la main sur le défaut, l'échec. Peu importait de toute façon, tant pis pour cette fille sans importance, elle ne répondait pas à son attente.
Il se leva calmement et se dirigea vers le bureau, puis jeta un coup d'½il aux papiers. Beaucoup n'y aurait vu que des gribouillis sans aucuns sens, mais lui les comprenait parfaitement. Il secoua la tête.
- Mais ou est-ce que je me suis trompé bon sang !
Son interrogation fut interrompue par des frappements à la porte. Un homme entra sans attendre de réponse et sembla hésitant en voyant Tadd. Celui-ci avait une expression située entre la fureur et l'incompréhension, tout personne normalement constituée aurait été impressionnée.
L'homme qui venait d'entrer se nommait Henri, il était d'un age avancé, la vieillesse avait creusée des rides dans sa peau et blanchi ses cheveux longs en pagaille. Il portait une blouse blanche et un pantalon noir. Il était de petite taille et se tenait un peu voûté. Il avait tout du scientifique un peu fou, mais son regard vif et attentif trompait cette apparence. Il demanda d'une voix enraillée :
- Comment cela se passe avec la fille ?
- Mal. Très mal, répondit Tadd, elle est insupportable. Il faut recommencer.
- Tu ne penses pas qu'il faudrait attendre un peu ? Elle doit encore être sous le choc de la mort de sa mère, et puis tout ce qu'il lui arrive n'est pas commun.
Tadd éclata de rire, puis dit d'un ton méprisant :
- Cette fille n'a aucun sentiment. C'est un monstre. Je ne veux pas perdre mon temps avec elle.
- Donnes lui au moins une autre chance. Tu sembles oublier que nous n'avons pas le droit de jouer comme ça avec la vie.
Cette fois, Tadd lui lança un regard froid et pénétrant, ce qui mit très mal a l'aise Henri.
- Et toi tu sembles oublier qui je suis, dit le jeune homme d'un ton glacial, mais soit, j'accepte de la revoir une fois. Va donc nous préparer un bon dîner.
- Que j'aille demander au cuisinier plutôt, non ? Demanda Henri perplexe.
- Non. J'ai follement envie de goûter à ta cuisine. Allez, il ne te reste plus beaucoup de temps, dépêche toi. Et que ce soit bon !
Le regard de Henri était noir, mais il ne dit rien, cela n'aurait fait qu'aggraver son cas. Il accepta donc à contrec½ur puis sortit. Ce ne fut que dans le couloir qu'il laissa éclater sa colère.
- Le pouvoir lui monte à la tête, murmura-t-il pour ne pas être entendu. Il n'est pas fidèle à son devoir. J'ai pris un risque avec cette fille, mais j'espère qu'elle réussira à l'adoucir.

Tadd de son côté fulminait. Il n'arrivait pas à croire que ce vieil homme ait osé lui parler ainsi. Tout semblait lui échapper ces derniers temps, les gens ne le respectaient pas comme il le méritait. Si cela continuait il devrait sévir, il n'était pas question de se laisser marcher sur les pieds.
Il n'aurait pas du céder à Henri, l'idée de revoir cette fille ne lui plaisait absolument pas. Il ne pourrait supporter une fois de plus son arrogance et son irrespect. Il se laissa tomber dans le fauteuil et pris sa tête entre ses mains. Il ne voulait pas l'avouer, mais en réalité il avait peur de Sheena et de ce qu'elle pourrait faire. Le pouvoir de Tadd était grand et dissuasif, mais l'indifférence de la jeune fille pour la vie faisait qu'elle ne le craignait pas. Il ne comprenait pas, il aurait du la connaître par c½ur, mais certaines choses semblaient lui échapper.
Il se reprit soudain et se releva. Un sourire amusé et sadique apparue sur ses lèvres. Il ne la comprenait pas totalement, mais il savait tout de même assez de choses sur elle pour lui faire du mal. Ou du moins il l'espérait. Revigoré par cette idée, il s'assit à son bureau et se plongea dans ses calculs aberrants.

Superman, comme elle avait finit par appeler le garde, vint chercher Sheena pour le dîner. Elle arqua un sourcil amusé, Tadd ne semblait pas vouloir lâcher prise, mais ses arguments étaient convainquant : elle allait bien manger. Ainsi elle suivit son guide dans ce long couloir lugubre et puant, sans commentaires. Il n'y avait rien à dire de toute façon, il ne semblait pas très intelligent, il correspondait exactement à l'image qu'on se faisait d'une brute sans cervelle. Il était donc suffisamment intelligent pour comprendre les ordres mais pas assez pour les discuter. Cela faisait de lui un parfait serviteur. Sheena appréciait d'ailleurs beaucoup sa compagnie car elle pouvait dire tout ce qui lui passait par la tête ; il ne semblait jamais étonné et ne s'énervait jamais. Non que ce genre de détails ne la freine en temps normal, elle aimait pouvoir parler sans être coupée.

Ils s'arrêtèrent devant une porte que Sheena ne connaissait pas. Ce n'était pas le même endroit que la dernière fois, elle fronça les sourcils et lança un regard interrogateur au garde.
- Derrière cette porte se trouve tout ce dont vous aurez besoin pour vous laver et vous changer, lui dit-il d'une voix monocorde.
- N'en profite pas pour regarder par la serrure ! Lança-t-elle d'un ton amusé avant d'entrer.
Le garde ne sembla pas entendre ce qu'elle venait de dire, il se contenta de fermer la porte à clé et de s'y adosser, impassible.
Sheena n'était pas de nature coquette, elle n'avait jamais vraiment fait attention à son image, mais sa récente expérience cannibale avait taché sa peau et ses vêtements et une douche n'était vraiment pas de refus. Ainsi elle se déshabilla et lança l'eau.
La pièce ne faisait qu'un mètre carré, les murs et le sol étaient blanc, on ne pouvait donc y faire autre chose que se laver. Il y avait une étagère ou y était posé un savon et un shampoing, également une robe pliée et une serviette. Elle frotta avec énergie le sang qui avait séché sur sa peau, et enleva la poussière et la saleté qui s'étaient coincée dans ses cheveux. Lorsqu'elle eut bien tout rincée, elle éteint l'eau et se sécha, puis enfila la robe. Elle l'observa, c'était une robe rouge, longue, très classe, mais également très décolletée ce qui fit rire Sheena. Mais elle était confortable donc elle ne s'y attarda pas plus longtemps.
Elle frappa a la porte qui s'ouvrit presque immédiatement, puis sortit. Le garde écarquilla les yeux en la voyant mais se reprit rapidement, lavée et bien habillée elle faisait un tout autre effet. Elle eut un sourire moqueur, puis Superman, mal à l'aise, lui dit de le suivre. Ils continuèrent donc de parcourir les couloirs, puis s'arrêtèrent devant une porte que Sheena connaissait, celle de la salle ou elle et Tadd avaient dîné déjà une fois.
Elle pénétra tranquillement dans la pièce, Tadd était déjà là assis devant une assiette pleine, une autre identique se trouvait en face de lui. Il ne semblait plus vouloir faire d'effort de politesse, ce qui déconcerta légèrement Sheena mais elle n'en laissa rien paraître. Elle considérait le respect, et donc la politesse, comme des choses sacrées, mais elle ne devait pas montrer son mécontentement, cela ferait bien trop plaisir à Tadd. Celui-ci l'invita à s'asseoir, ce qu'elle fit.
Ils commencèrent à manger silencieusement, Sheena remarqua la présence d'une troisième personne, un homme d'un age avancé qui lançait des regards accusateur a Tadd. Elle se demanda pourquoi il était là à attendre. Semblant deviner ses pensées, le jeune homme lui dit sur un ton moqueur :
- Henri est ici pour s'assurer que nous mangeons bien. Il a mis beaucoup de c½ur dans ce ragoût d'agneau, il savait d'un autre coté ce qui allait l'attendre si il le ratait.
Sheena comprit pourquoi l'homme regardait Tadd ainsi, il l'humiliait en lui demandant de faire la cuisine pour lui. Ce devait être une personne importante, enfin tout dépendait du référentiel, aux yeux de Sheena les deux hommes se valaient. Elle prit cependant la défense d'Henri, non que son sort ne l'intéresse réellement, elle n'appréciait pas le comportement de Tadd.
- Qu'a-t-il fait pour mériter autant de mépris ?
Le jeune homme sembla étonné qu'elle s'intéresse a quelqu'un d'autre qu'a elle-même, et répondit :
- Il m'a manqué de respect tout simplement.
Sheena fronça les sourcils, elle-même ne supportait pas qu'on lui manque de respect, cependant elle ne réagissait jamais en humiliant la personne. Touché a l'honneur de quelqu'un ne lui plaisait absolument pas.
- En répondant à l'irrespect par l'irrespect, tu deviens pire que lui, lâcha-t-elle sur un ton de reproche.
- Depuis quand t'intéresses-tu au sort des autres ?
- Je ne m'y intéresse pas. Je trouve simplement ton comportement détestable. Il a peut-être eut raison de te dire ce qu'il t'a dit. Tu agis comme un monstre.
Tadd éclata de rire ce qui déconcerta fortement la jeune fille. Elle n'appréciait absolument pas qu'on se moque d'elle, surtout lui.
- Je ne crois pas que tu sois en position pour m'accuser de monstre, répondit-il. Ta mère vient de mourir, tu as tué puis mangé une fille, et pourtant tu es toujours en parfaite santé mental et tu as un moral excellent. Tu n'as aucun sentiment, juste de l'honneur. Tu es bien pire que moi.
- Pas du tout ! s'exclama-t-elle touchée par les paroles de Tadd, de quel droit te permets-tu de parler de chose que tu ne connais pas.
- Du même droit que le tien Sheena.
- Je dis ce que je vois, tu dis ce que tu penses deviner ! Répliqua-t-elle d'un ton irrité.
Il la regardait avec un sourire cruel, en temps normal il se serait énervé, mais c'était la première fois qu'elle lui parlait avec émotion, il avait réussit a la vexer et cela lui plaisait. Remarquant qu'il continuait de se moquer d'elle, Sheena dit sur un ton méprisant :
- Il ne me reste plus qu'à retourner dans ma chambre. Si il te revient encore cette idée farfelue de m'inviter à manger, ignore la.
N'ayant plus rien à ajouter elle se leva, le regard remplis de colère et de mépris, puis commença a s'éloigner. Tadd se leva à son tour rapidement, puis la retint en lui attrapant le poigner. Prise par surprise, elle n'eut pas le temps de protester qu'il posa son index sur les lèvres de la jeune fille pour la faire taire, et commença a s'approcher dangereusement d'elle. Elle ne bougeait pas mais semblait étonnée et perplexe. Tadd approcha lentement son visage du sien puis fit une énorme grimace suivit d'un cri étouffée. Le genou de Sheena venait de rencontrer une partie sensible du corps masculin, ce qui fit que Tadd se plia en deux pendant que son bourreau quittait la pièce en riant.
Henri vint au secours de la pauvre victime, sans pouvoir empêcher cependant un sourire en coin. Il était cependant légèrement inquiet de ce qui allait suivre.
- Faut-il l'exécuter et recommencer ? Demanda-t-il anxieux.
- Non ça ira... Mets la au cachot, ça lui fera du bien !
Henri jubilait mais ne le montra pas, risquant encore de subir les réprimandes de son supérieur. Il quitta donc la pièce, laissant Tadd se remettre de ses émotions. Une fois dehors il éclata de rire et couru pour rattraper Sheena.

# Posté le lundi 28 août 2006 08:48

Should I leave

Should I leave
Lors de mes quelques jours passés chez Solenn, nous avons beaucoup ecouté cette magnifique chanson de David Charvet. Il faut avouer qu'elle est magnifique, les paroles sont si profondes, si... si... belles !

Nous etions donc partis a la recherche du clip, afin de profiter pleinement de la musique, mais nos recherches furent vaines.

A la place, nous avons trouvé cette vidéo, je suis sure qu'elle vaut le clip, elle est aussi belle que la chanson !

( Nous avons nous meme tenté de faire un clip, mais par manque de temps et de matériel il nous faudra attendre un moment pour le terminer. )

Voici donc la vidéo de ce José Vador.

# Posté le vendredi 18 août 2006 06:53